Francographies
L’actualité des littératures francophones
Et si le centre n’était plus au centre?
Alire Editions

Canada

Alire Editions

"Le 17 mai 1996, les éditions Alire voyaient officiellement le jour. C'était un vendredi, le printemps verdissait la grande région de Québec et pour Louise Alain, directrice marketing, Lorraine Bourassa, directrice administrative, et Jean Pettigrew, directeur éditorial, il s'agissait de l'aboutissement de six mois d'efforts... et du début d'une formidable aventure [...]

Nous avions alors un objectif bien précis : développer, publier et publiciser les genres littéraires écrits par les auteurs francophones du Québec et du Canada. Ce qui, en 1996, relevait quelque peu de l'utopie, selon certains. De fait, les premières années ont été difficiles et il a fallu présenter, expliquer, comparer, démontrer... Tout comme pour le cinéma des années 90, accoler l'adjectif « québécois » aux « genres littéraires », eux aussi considérés comme l'apanage des seuls Anglo-Saxons, n'allait pas de soi, peu s'en faut ! Mais nous avions des arguments de taille qui avaient nom Jean-Jacques Pelletier, Élisabeth Vonarburg, Esther Rochon, Joël Champetier, Francine Pelletier, Patrick Senécal, Natasha Beaulieu, Jacques Côté, etc.

Il y a eu les premiers lecteurs enthousiastes (à l'origine du bouche à oreille qui a alerté un public plus vaste), les premiers succès d'estime (Blunt, de Pelletier, mais aussi la série « Tyranaël », de Vonarburg), puis les premières véritables percées : La Chair disparue, de Pelletier, et la suite des « Gestionnaires de l'apocalypse », Sur le seuil, de Senécal, et tous ses titres subséquents, quelques romans ont été portés au grand écran (Sur le seuil, La Peau blanche), d'autres adaptations sont en cours de production, tout comme un projet de télésérie, et un remake états-unien est dans l'air... Lentement mais sûrement, au cours de cette décennie, un nouveau paradigme a pris place au Québec, qui associe dorénavant l'expression « genres littéraires québécois » à originalité, qualité, plaisir de lire, mais aussi fiabilité et professionnalisme. En 2006, nous pouvions donc affirmer que notre objectif premier était atteint : « l'autre » littérature québécoise avait (et a toujours !) sa place au soleil. Mais qu'on ne s'y trompe pas : tout n'est pas rose et il reste beaucoup à accomplir."

Source texte et photo: site et page Facebook de la maison d'édition