Francographies
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Et si le centre n’était plus au centre?
<p><em>Le palais de la fatigue</em> de Michael Delisle</p>

- Canada

Le palais de la fatigue de Michael Delisle

  "Voir un homme abandonner son œuvre me fait de la peine. C’est mon côté hystérique. C’est pour ça que je persiste, même si le terme se dessine. […] Je travaille avec une ambition de plus en plus élémentaire. J’écris pour voir à quoi la vie ressemble, une fois écrite.
    Un garçon et son frère habitant la banlieue adoptent un ours à la patte coupée. Un jeune homme qui rêve de poésie fait son entrée dans les cercles littéraires guidé par un mentor. Un homme d’âge mûr va faire du camping avec son frère et son neveu; il raconte à ce dernier l’histoire de l’ours à la patte coupée qu’ils avaient recueilli quand ils étaient gamins, de même que celle de leurs ancêtres gallois. Un écrivain est bouleversé de voir un de ses amis, photographe de grand talent, décider de mettre un terme à son œuvre.
   Ces six nouvelles, écrites avec la sensibilité frémissante qui appartient en propre à Michael Delisle, sont parcourues par des images fortes qui dessinent une fascinante méditation sur la création. Comment on y entre, comment on pourrait la quitter. 
   Comment naissent les récits ? Comment se transmettent-ils au sein de la famille, de la fratrie ? Comment modèlent-ils nos vies, souvent à notre insu ? Pourquoi décide-t-on un jour de les écrire pour que des étrangers les lisent ? Pourquoi pourrait-on également un jour décider de se taire et de les garder pour soi ?"
 

Source : éditeur